Monabanq joue la carte Visa Premier

Loïc Bérenguier en 2017
Loïc Bérenguier - DR

Rendre plus accessible sa carte bancaire haut de gamme, la Visa Premier, y compris aux clients aux revenus modestes ou irréguliers : c’est le choix que vient de faire Monabanq. Les explications de Loïc Bérenguier, directeur marketing et communication de la banque en ligne.

Monabanq ne limite plus l’accès à sa carte bancaire haut de gamme, la Visa Premier, en fonction des revenus. Pourquoi cette évolution ?

Loïc Bérenguier : « Nous sommes dans la droite ligne de notre promesse de marque : ''Les gens avant l’argent''. Avec la Visa Premier sans conditions de revenus, nous joignons les actes à la parole. La banque en ligne est globalement un marché du tout-gratuit. Nous avons une position différente, qui nous semble plus équilibrée et transparente vis-à-vis de nos clients : nos packages sont payants, mais ils vous donnent accès à tous les produits. Filtrer à l’entrée ne nous semble pas pertinent. »

Pourquoi ?

L.B. : « Pour nous, l’usage bat le statut. La carte Visa Premier est aujourd’hui un produit statutaire, alors qu’elle apporte des avantages pour tout le monde. On peut avoir des revenus médians, voire faibles, et avoir besoin des assurances et assistances qui y sont liées. »

Des exemples ?

L.B. : « Un retraité qui passe une partie de son année à l’étranger a tout intérêt à avoir une Visa Premier, quels que soient ses revenus. C’est le cas aussi d’un frontalier, qui passe fréquemment la frontière. Je peux avoir des revenus moyens et vouloir mieux protéger ma famille quand je voyage. Notre démarche est aussi pédagogique : la Visa Premier peut paraître statutaire, mais elle offre surtout un paquet d’avantages, d’assurances, de garanties, qui peuvent tous nous intéresser, quels que soient nos revenus. »

Cette notion d’usage semble centrale dans la stratégie de Monabanq…

L.B. : « C’est vrai, elle est aussi au cœur de &vous by Monabanq, qui propose des contenus sur les nouvelles manières de gérer son budget. Les usages évoluent très rapidement dans le monde bancaire, mais également dans la vie de nos clients. Parmi les gens qui travaillent, il y a aujourd’hui des statuts très différents : des CDI, des travailleurs indépendants, des auto-entrepreneurs, des intermittents… Et cela va continuer à changer. Nos enfants, demain, auront sans doute des vies professionnelles très différentes des nôtres, avec peut-être plusieurs employeurs en même temps. Notre métier est d’accompagner ces transformations. »

Il y a peu, Boursorama Banque, un de vos concurrents, a également ouvert son offre d’entrée de gamme, en la rendant gratuite. Doit-on y voir une tendance ?

« Une mission d’accessibilité et de pédagogie »

L.B. : « Il y a presque deux ans, nous avions été les premiers parmi les banques en ligne à ouvrir des comptes sans conditions de revenus. D’autres, depuis, nous ont suivis ! C’est notre rôle d’être précurseur sur le sujet. En libérant l’accès à la Visa Premier, nous sommes dans une logique de fil rouge : s’ouvrir au plus grand monde. Je pense que la banque en ligne a effectivement une mission d’accessibilité et de pédagogie. De ce point de vue, les offres vont continuer à évoluer : aura-t-on encore, dans deux ans, des offres de bienvenue ? Je ne le sais pas. »

Autre évolution récente, Monabanq arrête de bonifier les sommes mises de côté grâce à la « carte qui épargne », un service d’épargne automatique. Pourquoi ?

L.B. : « La mécanique de la carte qui épargne continue, mais nous abandonnons effectivement à court terme l’abondement de 15% que nous versions à nos clients. Pour une raison simple : notre offre de bienvenue actuelle contient déjà une offre de cashback. On se met à la place du client : les deux offres étaient redondantes, et cette redondance pouvait entraîner de la confusion. Nous avons préféré simplifier. »

Y a-t-il d’autres nouveautés à attendre de Monabanq en cette rentrée ? Du crédit immobilier peut-être ?

L.B. : « Non, il n’y aura pas de grandes innovations avant 2018. Le crédit immobilier est un sujet important et structurant pour nous, mais il n’y a pas encore de date de lancement. »

A partir de 5 euros par mois

Pour bénéficier d’une carte Visa Premier chez Monabanq, il faut compter 3 euros par mois, en plus des 2 euros payés pour accéder au Compte Monabanq. Soit un coût annuel de 60 euros, plutôt compétitif : en moyenne, et hors cas de gratuité dans certaines banques, cette carte est facturée autour de 125 euros par an, selon notre relevé des tarifs de la carte Visa Premier.

Plus d’infos sur le Compte Monabanq

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© cbanque.com / Propos recueillis par VM / Septembre 2017