Prêt à taux zéro : où pourra-t-on bénéficier du PTZ en 2018 ?

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Un quartier de logements neufs
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Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie ont présenté aujourd’hui la « stratégie logement » du gouvernement. Parmi les dispositifs affectés, le Prêt à taux zéro, dont le périmètre géographique va être nettement réduit en 2018.

L’histoire du PTZ est faite d’avancées et de reculs. En 2011, Nicolas Sarkozy lui avait accolé un « Plus » pour signifier le renforcement du dispositif. Son successeur, François Hollande, avait commencé par réduire la voilure, avant de lâcher à nouveau du lest en 2016. On ne sait pas encore tout du PTZ 2018 et de ses barèmes. Mais les premiers éléments dévoilés ce mercredi par le gouvernement ne laissent pas de place au doute : la portée du dispositif va être nettement réduite l’an prochain.

Certes, le dispositif, qui devait s’arrêter le 31 décembre prochain, est reconduit pour 4 ans, soit jusqu’au 31 décembre 2021. Mais il ne le sera, au moins en 2018, que sur un périmètre géographique réduit, « ciblé selon la tension sur l’offre de logements dans les différents territoires », explique la communication gouvernementale.

Dernière minute : Macron renonce à l'exclusion des zones B2 et C

Le président de la République a annoncé, vendredi 6 octobre lors d'un salon organisé par la Fédération française du bâtiment (FFB), que le PTZ « neuf » serait finalement maintenu dans les zones B2 et C, a priori en 2018 et 2019, mais avec une quotité (montant de l'achat pouvant être financé à taux zéro) moindre :

  • Zones A, A bis et B1 : quotité de 40%
  • Zones B2 et C : quotité de 20%

Lire aussi : Macron renonce finalement à exclure les zones B2 et C du PTZ

Dans le neuf : zones A, A bis et B1

Actuellement, les primo-accédants remplissant les conditions de ressources et souhaitant acheter un logement neuf accèdent au PTZ quelle que soit la situation géographique de la résidence principale qu’ils convoitent. Ce ne sera plus le cas l’an prochain.

En 2018, a annoncé le gouvernement, le PTZ dans le neuf ciblera uniquement les zones A, A bis et B1, c’est à dire les zones, principalement urbaines, où le décalage entre l’offre et la demande de logements est le plus fort. Concernant la zone B2, le gouvernement a annoncé une « souplesse de transition » en 2018, sans plus de précisions. Selon le courtier spécialisé Empruntis, il envisage de réduire l’an prochain dans cette zone la quotité - c’est-à-dire la part financée du montant maximum retenu pour l’opération - de 40% à 20%.

Le PTZ va disparaître dès 2018 de la zone C, la plus rurale. Toujours selon Empruntis, elle représentent environ 19% des PTZ signés en 2017.

Dans l’ancien à rénover : zones B2 et C

Le PTZ a fait son retour dans l’ancien depuis 2015, mais uniquement pour l’achat de logements nécessitant des travaux, à hauteur au moins de 25% du coût total de l’opération. Objectif : soutenir la rénovation des centres-bourgs ruraux, notamment, et leur permettre de retrouver un peu d’attractivité.

Le nouvel exécutif reprend pour lui cet objectif de « revitalisation des secteurs détendus ». En conséquence, il a annoncé un recadrage de ce « PTZ rénovation » sur les zones B2 et C, les plus rurales, dès 2018. Le PTZ dans l’ancien disparaît donc des zones A, A bis et B1.

A consulter : le moteur de recherche du zonage des communes

Attention aux bouchons dans les banques

Comme à chaque coup de rabot, la fin de l’année risque de voir un grand nombre de primo-accédants tenter de profiter du PTZ dans sa forme actuelle. D’où un important risque d’embouteillages. Rappel : pour bénéficier du PTZ 2017, il faut que l’offre de prêt soit éditée avant le 31 décembre prochain. Il est donc déjà urgent de déposer son dossier. A la mi-novembre, il sera sans doute déjà trop tard.

A consulter : Prêt à taux zéro plus : les barèmes de 2017

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© cbanque.com / VM / Septembre 2017