AirBnB et Neymar doivent payer leurs impôts en France, estime Moscovici

  • cBanque avec AFP
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Pierre Moscovici en 2015
© European Union - Frédéric Latinis

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a jugé mardi que les groupes numériques comme AirBnb, accusés de fuir la fiscalité française, devaient payer des impôts dans le pays, tout comme le footballeur Neymar, qui vient de s'engager avec le PSG.

« Ce n'est pas normal, c'est choquant », a jugé Pierre Moscovici, interrogé sur la radio RTL quant au faible niveau des impôts payés en France par la plateforme de locations temporaires Airbnb. Selon un article publié en début de semaine par le Parisien, Airbnb a payé moins de 100.000 euros en 2016 au fisc, alors que plus de 10 millions de Français ont utilisé le site.

Pierre Moscovici a souhaité faire en sorte « que quand vous travaillez en France - c'est le cas d'Airbnb - vous payez vos impôts en France avec le taux français ». Il a en ce sens appelé les gouvernements européens à mettre en place une « assiette commune », tout en rejetant l'idée d'harmoniser le taux de l'impôt sur les sociétés entre les pays de l'Union européenne (UE), celui de la France étant particulièrement élevé à 33%.

Au-delà d'AirBnb, la plupart des grands groupes numériques - Amazon, Apple, Facebook, Google...- se voient souvent reprocher d'utiliser leur activité dématérialisée pour payer peu d'impôts là où la fiscalité est plus lourde.

« Ça doit simplement être la règle »

Pierre Moscovici a, par ailleurs, réagi à l'annonce du transfert du footballeur Neymar au PSG - une opération record à 222 millions d'euros -, alors que le ministre des Comptes publics s'était réjoui la semaine dernière des futurs impôts payés par le joueur en France.

« Que Neymar paie ses impôts en France en effet, moi je ne sais pas s'il faut s'en réjouir ou pas, je pense que ça doit être simplement la règle », a déclaré le commissaire européen. « Ce n'est pas tolérable que l'on ait de l'opacité en la matière », a-t-il prévenu. Pierre Moscovici a rappelé qu'il portait depuis mars une proposition destinée à accroître la transparence dans le cadre des stratégies fiscales proposées à de grands joueurs, par exemple par les banques.

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Par la rédaction avec AFP

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