Crowdfunding : la fin de la profusion de plateformes ?

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En progression constante et exponentielle jusqu’à la fin 2015, le nombre de plateformes de financement participatif immatriculées a décru en 2016. Le dernier point d’étape de l’Orias marque ainsi la fin d’une première phase de développement du marché du crowdfunding.

92 plateformes de crowdfunding immatriculées auprès de l’Orias début janvier 2016. Puis 89 au mois de mars. Jusqu’à présent, l’Orias, l’organisme tenant le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, avait fait part de l’explosion du nombre de plateformes du crowdfunding depuis l’entrée en vigueur de statuts spécifiques, en octobre 2014. Une tendance qui a clairement subi un coup de frein en ce début 2016.

Crowdlending : légère érosion du nombre d'agréments

Dans un « point d'étape » publié mardi, l’Orias annonce 58 plateformes enregistrées en tant qu’intermédiaires en financement participatif (IFP), et 31 en tant que conseillers en financements participatifs (CIP). Si le nombre de CIP se stabilise depuis trois mois, le nombre de plateformes IFP s’est légèrement réduit : il était à 61 à la fin 2015. Par ailleurs, si la majeure partie des CIP ont d’ores et déjà développé une activité, seulement 38 IFP disposent d’un site opérationnel et présentent des projets. De nombreuses plateformes IFP restent ainsi en cours de développement, et certaines abandonnent donc déjà. Cette évolution n’indique toutefois pas forcément un essoufflement des plateformes de crowdlending. D’une part parce que le statut IFP englobe le prêt rémunéré, le prêt non rémunéré et le don. D’autre part parce que le financement participatif sous forme de prêt est le plus dynamique en termes de collecte selon les statistiques 2015 de l’association professionnelle Financement participatif France.

Lire à ce propos : Un million de Français ont testé le financement participatif en 2015

Pour rappel, le statut CIP a été créé spécifiquement pour le financement de projets entrepreneuriaux via la souscription de titres (actions, obligations, etc.), ou crowdequity. Le statut IFP est, lui, facultatif pour les plateformes de don et nécessaire à la pratique du crowdlending (1), ou financement participatif sous forme de prêt. L’immatriculation en tant qu’IFP, CIP, ou prestataire de services d’investissement (PSI), est requise pour pouvoir afficher le label « plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ».

(1) L’intermédiation de bons de caisse permet toutefois à des plateformes de crowdlending d’exercer sans détenir un statut IFP. Une situation qui pourrait être amenée à évoluer, un texte réglementaire étant attendu à ce sujet.

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© cbanque.com / BL / Mars 2016