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Blanchiment d'argent : BNP Paribas dans le collimateur de la justice argentine

  • cBanque avec AFP
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Siège BNP Paribas La Réunion
CC Thierry Caro / Wikimedia

Le procureur général argentin Carlos Gonella a assuré jeudi avoir obtenu des engagements sur des « échanges d'information » lors d'une visite à Paris consacrée à la coopération contre le blanchiment d'argent, et notamment au dossier BNP Paribas, visée par une enquête en Argentine pour des présumées malversations.

« On nous a ouvert les portes des entités judicaires financières, de la Banque de France et des commission des Finances » du Sénat et de l'Assemblée nationale, a déclaré Carlos Gonella, procureur de l'Office de la criminalité économique et le blanchiment d'argent (Procelac). « Nous avons obtenu un engagement sur des échanges d'informations », a ajouté Carlos Gonella lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une visite de quatre jours en France, qualifiant de « positifs » les résultats de ces échanges avec les autorités françaises.

Le procureur, qui a indiqué s'être notamment entretenu avec le gouverneur de la Banque de France et le directeur de Tracfin, a précisé avoir évoqué le dossier BNP Paribas, dont une succursale de Buenos Aires fait l'objet d'une enquête en Argentine pour « association de malfaiteurs et blanchiment d'argent ».

Malversations présumées entre 2000 et 2008

D'après Carlos Gonella, 22 personnes, dont cinq de nationalité française, sont visées par cette enquête. Les malversations présumées se seraient déroulées entre 2000 et 2008, et porteraient sur plus d'un milliard de dollars. Un bureau de cette succursale était chargé d'organiser des opérations « de fraude et de fuite des capitaux », a assuré Carlos Gonella. « De nombreux documents sur le mode opératoire » ont été saisis lors d'une perquisition en 2008, a-t-il ajouté.

Le procureur a précisé que les cinq Français impliqués, selon lui, dans l'affaire pourraient avoir à comparaître en Argentine et, en cas de condamnation, y purger leur peine, si le juge en charge du dossier décidait de les juger. Interrogé par l'AFP sur le sujet, la BNP Paribas n'a pas souhaité faire de commentaire. La Banque de France n'a pas non plus souhaité réagir.

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Par la rédaction avec AFP

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