Fiscalité 2016 : la sénatrice PS Lienemann plaide pour la CSG progressive

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Marie-Noelle Lienemann en décembre 2014
CC - Flickr Parti socialiste / Olivier Clément (photo originale recadrée)

L'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann a plaidé lundi pour « une relance du pouvoir d'achat des couches populaires », proposant « un allègement des bas niveaux de CSG ».

A quelques heures de la 6e conférence de presse de François Hollande, au menu de laquelle figureront des détails très attendus sur les baisses fiscales prévues en 2016, Marie-Noëlle Lienemann a estimé que « ce soutien fiscal peut être un soutien à la relance du pouvoir d'achat ».

« Il y a besoin d'une relance par l'investissement et par la consommation intérieure en France », a déclaré la sénatrice de Paris sur RFI. « La croissance mondiale est faible, la croissance européenne sera faible, si on veut s'attaquer à ce fléau qu'est le chômage, il faut produire une croissance par nous-mêmes. Ça suppose des investissements modernisateurs (...) et d'autre part une relance du pouvoir d'achat des couches populaires ».

Un « allègement des bas niveaux de CSG »

Selon la sénatrice de Paris, une partie des aides aux entreprises - « autour de 7,5 ou 8 milliards » - devrait être réorientée « au service de l'investissement et du pouvoir d'achat ». Elle propose un « allègement des bas niveaux de CSG », qui « rendrait la CSG progressive et permettrait la grande réforme fiscale dont le pays a besoin ». « D'avoir un impôt qui cumule impôt sur le revenu et CSG pourrait être une armature d'impôt progressive donc juste, plutôt que des hausses des impôts indirects qui se sont mulitipliées depuis plusieurs années ».

Mme Lienemann s'est par ailleurs déclaré « pas inquiète » pour la gauche en 2017, « si on organise vite des primaires ». Et de développer : « Je pense que refaire les matches éternels avec toujours les mêmes joueurs n'est pas sain pour notre démocratie. Je ne suis pas inquiète pour la gauche si elle organise des primaires en son sein, et encore moins si ces primaires peuvent rassembler beaucoup de forces de gauche, toutes si possible, mais au moins les écologistes, les socialistes et une partie de la gauche de la gauche. »

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Par la rédaction avec AFP

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