#fintech : Slimpay, une alternative à la carte bancaire pour les abonnements

Jérôme Traisnel (SlimPay)

Qui sont ces dizaines de Fintech, jeunes pousses alliant finance et technologie, qui se développent en France et tentent de se faire une place aux côtés des banques et autres sociétés financières ? A l’heure où nombre de consommateurs préfèrent la location et l’abonnement à l’achat et la propriété, SlimPay propose aux entreprises de cette nouvelle économie un service de paiement en ligne récurrent sans usage de la carte bancaire. Explications avec son fondateur, Jérome Traisnel.

Comment fonctionne SlimPay, le service de paiement que vous avez créé il y a maintenant 6 ans ?

Jérôme Traisnel : « Il s’agit d’un moyen de paiement direct par compte bancaire, sans usage de la carte bancaire, basé sur le prélèvement SEPA 100% en ligne. Il permet au consommateur de s’abonner à un service ou d’enregistrer un moyen de paiement de manière très simple : il renseigne son IBAN au lieu de son numéro de carte, et signe ensuite de manière électronique le mandat de prélèvement, grâce à un code reçu par SMS. »

En quoi cette alternative à la carte bancaire est-elle pertinente dans le contexte actuel ?

JT : « Nous assistons depuis quelques années à un bouleversement des modes de consommation, avec l’émergence d'un modèle fondé sur l'usage et non plus la propriété des biens et services. Désormais, on loue, on partage, on s'abonne, et on possède de moins en moins. Cela est vrai dans des industries de plus en plus nombreuses : la musique, l’informatique, les transports… L’avènement de cette économie de l'abonnement impose ainsi de repenser les moyens de paiement adaptés à cette gestion de la récurrence. Le paiement direct par compte bancaire en est un. »

Plus concrètement, quels avantages promettez-vous aux entreprises qui s’adressent à vous ?

JT : « C’est assez simple : contrairement à une carte bancaire qui expire, a un plafond, est bloquée et doit être renouvelée en cas de fraude, un IBAN n'expire pas, un compte bancaire n'a pas de plafond, et les mécanismes de lutte contre la fraude n'imposent pas de clôturer un compte bancaire. »

Votre solution a également l’avantage d’être transnationale…

JT : « Effectivement, l'avènement de la norme SEPA, commune à 34 pays européens, permet aujourd'hui à n'importe quelle entreprise de prélever un compte bancaire détenu à l’étranger aussi simplement qu'un compte domestique. SlimPay est donc compatible directement pour le commerce transnational à l'échelle européenne. »

A l’occasion d’un récent tour de table, SlimPay a levé 15 millions d’euros pour son développement. Quel est votre objectif à court terme ?

JT : « Il est clair : devenir d’ici 2 à 3 ans le leader des paiements récurrents en Europe. »

Fiche d'identité : SlimPay
ActivitéPrélèvement SEPA 100% en ligne
Site webwww.slimpay.com
Date de créationFin 2009
Ouverture au publicFin 2011
Clientèle viséeToute entreprise ayant une problématique de gestions de paiements récurrents ou répétés
Marché viséEurope, zone SEPA ¹
Agrément ACPR ou statut spécifiqueEtablissement de paiement
Capital et levée de fonds526.152 euros au 28 juin 2015*
15 millions d’euros levés en juillet 2015 auprès de Prime Ventures
Chiffre d'affairesNon communiqué
Nombre de clients2.000.
2,4 milliards d’euros de flux traités en 2014
Effectif actuel40 salariés
Partenaires banque-assuranceNon
* Source : bulletin officiel des annonces civiles et commerciales
¹ La zone SEPA comprend les 28 Etats membres de l’Union européenne (y compris hors zone euro) plus l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein, la Suisse ainsi que Monaco et Saint-Marin.
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© cbanque.com / Propos recueillis par VM / Août 2015