#fintech : Early Metrics veut « devenir un label dans le monde des start-ups »

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Antoine Baschiera, cofondateur d'Early Metrics
DR - Early Metrics

Qui sont ces dizaines de Fintech, jeunes pousses alliant finance et technologie, qui se développent en France et tentent de se faire une place aux côtés des banques et autres sociétés financières ? cBanque est allé à la rencontre de la trentaine de membres de l’association France Fintech. Premier de cordée : Antoine Baschiera, co-fondateur d’Early Metrics, qui se revendique comme la « première agence de notation de start-ups ».

Comment résumer le concept d’Early Metrics ?

Antoine Baschiera : « Early Metrics mesure le potentiel de jeunes entreprises innovantes avec une méthode de notation unique. Nous aidons les investisseurs à dénicher des pépites dans lesquelles investir et permettons aux entrepreneurs d’évaluer gratuitement leur potentiel de développement, en toute indépendance. Nous nous adressons à des investisseurs particuliers ou institutionnels mais aussi à des grands comptes (Neopost, LCL, grands groupes industriels, Bpifrance, SNCF, etc.). Nous avons déjà noté plus de 220 sociétés et nous atteignons maintenant un rythme de 50 jeunes pousses notées par mois, dont la moitié à l'international. »

Quelle est la genèse votre projet ?

AB : « L’écosystème start-ups se densifiant, de nombreux acteurs (investisseurs privés, corporate, etc.) ressentent le manque d’un acteur tiers, dont le seul métier serait de mesurer le potentiel de développement de ces jeunes entreprises innovantes, difficiles à analyser avec un modèle traditionnel. C’est pour répondre à ce besoin que nous avons créé Early Metrics. »

En quoi votre entreprise porte-t-elle une innovation ?

AB : « Notre modèle de notation ne ressemble pas à celui des grandes agences de notations des sociétés du CAC 40 car nous ne sommes pas juge et partie. Il nous a fallu complètement repenser la notation et se concentrer sur les facteurs clés de succès pour une start-up : dirigeants, projet et modèle économique, écosystème. Nous notons le potentiel de développement des start-ups, en offrant à nos clients une image fidèle et sincère des forces et faiblesses de chaque projet noté. D’un côté, des start-ups notées gratuitement et de l’autre, des clients qui payent chaque mois pour recevoir nos notations. »

Quels sont vos objectifs de développement ?

AB : « Nous souhaitons devenir un label dans le monde des start-ups, que les entrepreneurs eux-mêmes revendiqueront. Notre objectif est de franchir la barre des 100 clients d'ici la fin de l'année et d'asseoir une vraie présence au Royaume-Uni. Enfin, nous testons et améliorons constamment notre méthodologie et nous y travaillons avec un comité scientifique composé de Cécile Saint-Martin, associée chez PwC et commissaire aux comptes, Arthur de Catheu, entrepreneur et cofondateur de Finexkap [société de financement « non-bancaire » de trésorerie, autre membre de l’association France Fintech, NDLR], Cédric Teissier, mentor à Numa et TheFamily et cofondateur de Finexkap, ainsi que Benjamin Le Pendeven, fondateur de Softcorner. »

Fiche d'identité : Early Metrics
ActivitéMesure du potentiel des jeunes entreprises innovantes
Site webearlymetrics.com
Date de créationMars 2014
Ouverture au publicSeptembre 2014
Clientèle viséeInvestisseurs particuliers et institutionnels
MarchéInternational (notation de startups en Europe, en particulier en France, en Belgique, au Royaume-Uni, en l'Allemagne et au Luxembourg, ainsi qu’aux Etats-Unis)
Agrément ACPR ou statut spécifiqueNon
Capital et levée de fondsCapital : 5.480 euros*. Pas de levée de fonds
Chiffre d'affairesNon communiqué
Nombre de clientsPlus de 30 abonnés
Effectif actuel7 salariés (10 avant la fin de l'année)
* Source : Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales
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