Bon début 2015 pour les assureurs, notamment grâce à l'assurance-vie

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Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d'assurances
B. Spitz en 2012 - CC / Flickr FFSA, photo Alain Goulard

Le secteur français de l'assurance a continué à croître début 2015, mais à un rythme moindre qu'en 2014, a annoncé jeudi la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA).

Le président de la FFSA, Bernard Spitz, a néanmoins pointé du doigt un « environnement incertain », tant au niveau national, avec des évolutions législatives, qu'européen, avec la prochaine entrée en vigueur des nouvelles règles du secteur dites « Solvabilité II ».

De janvier à fin mai, les cotisations ont augmenté de 4% sur un an, à 98 milliards d'euros, alors qu'elles avaient progressé de 6,1% sur l'ensemble de 2014. Ce ralentissement a surtout concerné les assurances de personnes (+5% début 2015 contre +7,6% en 2014), les assurances de biens et responsabilité faisant pour leur part légèrement mieux (+2% contre +1,9%). « L'année 2015 démarre bien en termes de cotisations mais de manière légèrement moins dynamique », a souligné Pierre Michel, délégué général de la FFSA, lors d'une conférence de presse.

Les unités de compte mieux que les fonds euros en 2015

En matière d'assurance-vie, les versements ont été nettement supérieurs aux retraits puisque la collecte nette atteignait fin mai 10,7 milliards d'euros. Fait inédit, la Fédération française des sociétés d'assurances a relevé que la collecte nette en unités de compte (des supports à capital non garanti mais potentiellement plus rémunérateurs) avait dépassé celles des fonds en euros (à capital garanti). « Les Français ont compris qu'il fallait accepter une part de risque plus importante pour avoir plus de rendement », s'est réjoui Bernard Spitz.

Revenant sur les premiers effets de la loi Hamon, qui permet de mettre à tout moment un terme à un contrat d'assurance automobile ou habitation après la première année, la FFSA a indiqué que le nombre de résiliations avait augmenté de 1,3% au premier trimestre en automobile sur un an (à 1,6 million) et de 2,9% en habitation (à 1,1 million).

Les taux bas parmi les sujets d'attention

Concernant l'avenir, Bernard Spitz a fait valoir que « les fondamentaux sont solides mais l'environnement est incertain ». Parmi les sujets d'attention, il a cité d'éventuels ajustement de « Solvabilité II », qui entrera en vigueur début 2016 , le contexte de taux bas qui perdure et la future mise en place du tiers payant généralisé en France.

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Par la rédaction avec AFP

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