Barclays France : le plan social retoqué

  • cBanque avec AFP
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Banque Barclays - New York
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Le tribunal administratif de Paris a annulé cette semaine le feu vert donné au plan de restructuration prévoyant une centaine de licenciements chez Barclays France, selon sa décision consultée vendredi par l'AFP.

L'homologation accordée en septembre par l'administration a été déclarée nulle mardi par le tribunal, qui avait été saisi par le Comité central d'entreprise (CCE), la fédération CFDT-banques et plusieurs salariés. Dans sa décision, le tribunal juge que la consultation du CCE a été « irrégulière », et il souligne que l'entreprise a relevé le nombre de licenciements de 84 à 117 personnes sans respecter la procédure d'information-consultation.

Le plan présenté portait initialement sur 229 suppressions de postes mais compte-tenu des postes déjà vacants, l'entreprise disait envisager au départ un maximum de 84 licenciements.

Deux plans déjà annulés

La filiale française de la banque britannique avait présenté en avril ce projet, après l'annulation déjà en janvier 2014 de deux précédents plans prévoyant au total 300 suppressions de postes. Avant leur annulation, ces plans avaient déjà donné lieu à près d'une centaine de départs volontaires chez Barclays France, qui emploie environ 1.300 salariés au total.

La CFDT, syndicat majoritaire chez Barclays France, accusait la banque de « déloyauté » dans son plan de réorganisation, d'irrégularités durant la procédure d'information consultation et jugeait les mesures d'accompagnement et reclassement insuffisantes.

Une restructuration au niveau mondial

Le géant bancaire britannique a annoncé en février et mai 2014 une restructuration drastique, avec 14.000 suppressions de postes dans le monde en 2014 (10% des effectifs) et 19.000 au total d'ici à 2016.

Il a en outre programmé la vente de ses actifs dans la banque de détail en Europe hors Grande-Brtagne (France, Italie, Espagne, Portugal), ainsi que ses activités de banque d'investissement.

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Par la rédaction avec AFP

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