Immobilier : ce qui se cache derrière la stabilité des prix à Paris

  • Par cBanque
façade d'immeuble
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Derrière une apparente stabilité, les prix de l’immobilier parisien subissent actuellement des évolutions contrastées selon le type de bien. Le marché devrait par ailleurs plus sensiblement baisser dans les prochains mois.

-0,1% : c’est la très faible baisse des prix à Paris au cours des mois de juillet et août, selon les données publiées (1) le 5 septembre par le réseau d’agences immobilières MeilleurAgents.com. Ce chiffre masque toutefois deux réalités contrastées, selon la taille du bien à vendre : d’un côté, les prix des biens de petite surface ont augmenté (+1,3%) ; de l’autre, ceux des grands appartements ont baissé sensiblement (-2,2%).

La hausse des prix des petites surfaces est une surprise qui s’explique, selon le communiqué de MeilleursAgents.com, par une offre « encore plus faible qu’à l’habitude » : moins de produits disponibles, donc des prix qui montent. « (…) les propriétaires ont attendu la réforme fiscale [sur les plus-values immobilières, NDLR] avant de mettre leur bien sur le marché » estime Sébastien de Lafond, fondateur de MeilleursAgents.com, cité dans le communiqué.

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La baisse des prix des grands appartements (-2,2%) s’inscrit, par contre, dans la logique des choses. Ce type de bien, en effet, est très recherché au printemps, moins en été. « Cet effet saisonnier qui avait gonflé la demande en grandes surfaces pendant le printemps est maintenant terminé » constate Sébastien de Lafond.

« L’effet qualité » masque la réalité des prix

Plus généralement, le marché de l’immobilier parisien est actuellement sous l’influence d’un autre phénomène, baptisé « effet qualité » par MeilleurAgents.com. Explication : « La majorité des transactions se fait sur les biens de meilleure qualité. (…) Notre indice qui reflète les prix négociés lors de la promesse de vente ne témoigne pas encore de la baisse latente des prix des biens de qualité moyenne ou médiocre (…) ».

Malgré la rareté des acheteurs, les vendeurs rechignent encore à baisser le prix demandé pour leur bien. Mais ils finiront sans doute par plier, entraînant un repli des prix moyens. Celui-ci, toutefois, devrait se faire en douceur. « (…) Nous maintenons le scénario que nous avions énoncé en début d’année », conclut Sébastien de Lafond, « les prix devraient baisser en moyenne de 0% à -5% d’ici à fin 2013 et il ne faut pas s’attendre à un ajustement brutal ».

(1) 51e édition du baromètre des prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France, basé sur les promesses de vente signées entre le 1er juillet et le 31 août 2013.

Des baisses en banlieue. En juillet-août, les prix ont baissé de 0,5% dans les Hauts-de-Seine, de 0,2% dans le Val de Marne, de 0,3% dans la Petite Couronne et de 1,2% dans la Grande Couronne. Seule la Seine-Saint-Denis échappe à la tendance : +0,1%.

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Par la rédaction

© cbanque.com / VM / Septembre 2013