François Bayrou n'aurait pas voté le budget qui fait « trop appel à l'impôt »

  • cBanque avec AFP
François Bayrou
François Bayrou - CC Ministère du Travail/Flickr

Le président du MoDem François Bayrou a indiqué lundi qu'il n'aurait pas voté le budget s'il était encore à l'Assemblée en critiquant un recours trop important du gouvernement à l'impôt pour rétablir les finances publiques.

« On est à peu près dans les chiffres que l'on devait chercher, c'est-à-dire 30 milliards d'euros par an de baisse du déficit. Mais j'avais proposé un 50/50. Un baisse des dépenses publiques pour la moitié et une augmentation des recettes pour l'autre moitié. Et je trouve qu'on fait trop appel à l'impôt et que cela va être un problème pour le climat du pays », a-t-il expliqué.

« C'est la première fois qu'un gouvernement de gauche pose la question de la baisse des dépenses publiques, c'est un très grand pas en avant », a tenu a souligné le leader centriste qui avait voté Hollande au second tour de la présidentielle. « Mais », a-t-il aussitôt ajouté, « ce que je dis au gouvernement, c'est qu'on ne rétablit pas l'équilibre des finances publiques en faisant appel principalement aux impôts parce qu'on est déjà le pays le plus exposé à la pression fiscale de tous les pays européens ».

Redéfinition des missions de l'Etat

« Il y a donc à faire quelque chose qui pour l'instant n'est pas entamé, qui est une redéfinition de l'Etat, de ses missions et de sa manière d'agir », a-t-il jugé. L'ancien député béarnais a critiqué, de ce point de vue, « le tour pris par les discussions budgétaires ». « C'est une multiplication d'amendements pour augmenter les impôts », a-t-il regretté tout en considérant que certains n'étaient pas absurde comme la taxation des œuvres d'art, même s'il a jugé les taux proposés sont trop élevés.

« Je considère que le PS ne va pas dans le sens des orientations les plus justes que François Hollande esquissent. C'est dans son propre parti qu'il trouve des résistances à des réalités qu'il a lui-même diagnostiquées et sur lesquelles il s'exprime selon moi assez justement », a-t-il constaté. Pour le patron du MoDem, « la France va avoir besoin d'un centre équilibré pour jouer ce rôle d'orientation juste pour le pays ».

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Par la rédaction avec AFP

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