Scandale Barclays : « il faut sanctionner plus durement les abus » (Barnier)

  • cBanque avec AFP
Banque Barclays - New York
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Le scandale de manipulation des taux d'intérêts interbancaires qui secoue la banque Barclays montre la nécessité de réprimer plus durement les abus dans la finance, a déclaré dimanche le commissaire européen aux Services financiers Michel Barnier, dans un entretien à l'AFP.

« On est sur une affaire extrêmement grave qui a des conséquences systémiques (...). Il faut que ceux qui sont responsables rendent des comptes et soient sanctionnés, et puis il faut tirer plus globalement des leçons pour prévenir de telles manipulations et lorsqu'elles se produisent, les sanctionner plus durement », a affirmé le commissaire, interrogé en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans le sud-est de la France.

« C'est précisement le sens du texte sur les abus de marché que j'ai présenté en octobre dernier. Dans ce texte, nous prévoyons déjà de couvrir les manipulations de taux d'intérêt », a rappelé le commissaire, ajoutant qu'il avait l'intention de proposer un élargissement de son champ d'application aux taux interbancaires.

Réprimer plus sévèrement les abus de marché

« Le texte est en discussion au Parlement et au Conseil des ministres (européens) mais je vais d'une manière ou d'une autre proposer qu'on le complète à la lumière de cette affaire de Barclays », a-t-il dit. Selon lui, ce texte visant à réprimer plus sévèrement les abus de marché et une série d'autres textes européens en projet ou en cours d'adoption vont faire en sorte qu'« aucun acteur, aucun marché n'échappera à une régulation et une supervision efficaces », y compris les marchés de produits dérivés.

Par ailleurs, concernant la future autorité de supervision unifiée de la zone euro, dont la création a été décidée au sommet de Bruxelles, M. Barnier a affirmé que « l'objectif c'est d'être opérationnel d'ici la fin de l'année ». « Il reste plusieurs points importants à régler », a-t-il souligné, évoquant notamment le nombre d'établissement bancaires qui seront concernés, pas encore défini. « Ce sont des questions que nous étudions en ce moment (au sein de la Commission) pour faire une proposition en septembre prochain », a-t-il dit.

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Par la rédaction avec AFP

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