Affaire Apollonia : le mandat de William Elbaze « interrompu » chez Cafpi

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Le mandat d'agent commercial de William Elbaze, mis en examen notamment pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, a été « interrompu », a indiqué vendredi à l'AFP Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi, premier courtier français en crédits immobiliers.

« Nous l'avons fait pour ne pas porter préjudice à l'image de Cafpi même si la présomption d'innocence doit s'appliquer », a déclaré M. Taboret.

Enquête interne de Cafpi

Le PDG de Cafpi Maurice Assouline avait affirmé le 9 février qu'une « enquête interne » serait diligentée au sein de l'entreprise, à la suite de la mise en examen d'un de ses mandataires dans un dossier d'escroquerie immobilière présumée. Pour M. Taboret il a été demontré qu'aucune « faute particulière » de Cafpi n'a pu être relevée dans cette affaire.

William Elbaze a été mis en examen récemment dans l'affaire Apollonia, une vaste escroquerie présumée aux investissements immobiliers défiscalisés. Il s'agit de la 16e personne impliquée dans cette affaire, après cinq notaires, neuf responsables et secrétaires de la société de gestion de patrimoine Apollonia, basée à Aix-en-Provence, et un courtier cannois en crédits immobiliers.

Apollonia est soupçonnée d'avoir fait souscrire à ses clients des placements défiscalisés dans l'immobilier locatif (meublés) en leur promettant qu'ils seraient financièrement neutres. Mais les investisseurs ont dû faire face à des remboursements beaucoup plus importants que prévu, le montant total du préjudice étant estimé à plus d'un milliard d'euros.

L'Anvi-Asdevilm, association de victimes de l'immobilier, a dénoncé, vendredi dans un communiqué, le fait que la Camefi, filiale du Crédit Mutuel Méditerranée, poursuivait « les saisies des biens des victimes ».

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Commentaires

Publié le 23 mars 2012 à 23h28 - #1Asdevilm

Le rédacteur de cet article n'a pas poussé bien loin son travail de journaliste. Maurice Assouline, le PDG de CAFPI, avait bien annoncé une enquête interne le 9 février mais c'était il y a un plus d'un an en février 2011! A qui va t'on faire croire que CAFPI suspend un de ses collaborateurs principaux en France avec un dossier vide après plus un an d'enquête interne ? De plus, dans un tel contexte, l'affirmation de M Taboret n'est donc pas du tout crédible quand il affirme que cette "interruption" est motivée par la volonté de ne pas porter préjudice à l'image de l'antenne. La mise en examen datant de plus d'un an ainsi que l'annonce de l'enquête interne, le mal est fait depuis longtemps. Un conseil : creusez cela il y a peut-être quelque chose à trouver...

Publié le 23 mars 2012 à 23h41 - #2Asdevilm

Correctif : il fallait lire "à l'image de l'enseigne" et non "de l'antenne".

Publié le 24 mars 2012 à 00h02 - #3Asdevilm

Autre approximation : ce ne sont pas 16 mises en examen mais 31 à ce jour dont 11 cadres supérieurs des banques (Crédit Mutuel, Crédit Immobilier de France, BNP, Crédit Agricole et Ge Money Bnak) et 2 courtiers en prêts bancaires (CAFPI et French Riviera). Voir [lien bloqué]

Publié le 24 mars 2012 à 09h55 - #4gilles

si cela n'était pas aussi symptomatique de dysfonctionnements ce serait drôle .
À ce rythme dans un an Mr Assouline va nous expliquer qu'il a sollicité les visites de la PJ afin de faire toute la lumière sur cette affaire .
c'est quand même beau la transparence !!!

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Publié le 25 mars 2012 à 16h45 - #5youhou

j espere que tout ca sera régularisé bientot

Publié le 26 mars 2012 à 12h25 - #6Regillif

Trouvé sur Twitter : l'activité d'Intermédiaire en Opération Bancaire et en Services de Paiement (IOBSP) est règlementée (voir article L134-1 du code du commerce, [lien bloqué] Elle est donc illégale pour un agent commercial comme celui dont le mandat vient d'être interrompu par CAFPI. CAFPI était parfaitement informé de cette situation au moment des fait. La justice et les organes de contrôle de l'activité bancaire devraient s'interroger sur la responsabilité de cette société malgré les déclarations de ses dirigeants visant à nier une quelquoncque implication dans l'affaire Apollonia.

Publié le 26 mars 2012 à 14h03 - #7youhou

ils sont un peu lent

Publié le 26 mars 2012 à 14h23 - #8Regillif

Oui c'est très lent et des familles souffrent, ceratins malheureusement ont fini de souffrir, d'autres n'en verront pas la fin.

Tous les protagonistes impliqués ou mis en examen (Apollonia, banques, notaires, IOB, etc.) jouent la montre au mépris de la santé physique et mentale de victimes de l'affaire Apollonia. Pire certains comme le Crédit Mutuel multiplient les aggressions contre les victimes malgré les très lourdes charges que révèlent le dossier pénal. Notre justice, qui dans ce cas là ne manque pas de volonté, manque en revanche cruellement de moyens pour aller au bout d'une affaire d'une ampleur sans précédente dans notre pays.

Que nos hommes politiques, responsables actuels ou les futurs quels qu'ils soient, prennent conscience de l'ampleur des questions soulevées par l'affaire Apollonia et qu'ils en tirent les conséquences qui s'imposent pour protéger leurs concitoyens d'une telle dérive et qu'elle ne puisse plus se reproduire !

Qu'ils commencent par s'adresser aux acteurs malheureux de ce scandale et à étudier sérieusement les causes et les conséquences au delà des prises de position électoralistes et opportunistes du moment.

Publié le 26 mars 2012 à 16h22 - #9galocis

petite question: combien la CAFPI a t 'elle touché de commissions et d'honoraires sur ces dossiers.

on dit que les courtiers touchent 1% du montant prêté au titre de la commission de banque et aussi prennet des honoraires qui font souvent 1 à 2% du prêt

dans le cas présent cela peut représenter plusieurs millions d'euros non ?

et si celà est le cas, comment dire que l'on ignorait les dossiers en cause.
il n'y a donc aucune surveillance des dossiers déposés par un agent commercial ?

Publié le 26 mars 2012 à 20h48 - #10youhou

et bien ecoutez pour recruter des gens autour et vous faire des sales coups ils savent faire.
Ils ont de l energies pour ca et les moyens.

Publié le 26 mars 2012 à 22h07 - #11youhou

non rien n'est vérifié

Publié le 27 mars 2012 à 08h28 - #12Asdevilm

Les commissions et les frais de dossier générés par l'affaire Apollonia ont pu rapporter au minimum 2,8M € à CAFPI.

Publié le 27 mars 2012 à 11h54 - #13youhou

lol, en voilà un beau bordel!
J espère que vous allez bientot en voir la fin.

Publié le 27 mars 2012 à 14h44 - #14galocis

et pourquoi ne pas réclamer les commissions qui ont été versées sur des dossiers montés, à priori, de manière non conforme.

si ces sommes sont acquises par des moyens jugés non conformes à la loi elles devraient logiquement être saisies par la justice pour indemniser les victimes. c'est possible ?

Publié le 30 mars 2012 à 04h20 - #15youhou

vous revez

Publié le 31 mars 2012 à 22h05 - #16youhou

c'est possible qu il est sollicité les services de la police judiciaire lol

Publié le 1er avril 2012 à 10h45 - #17Asdevilm

Retrouvez l'historique depuis 2008 et suivez les développements de l'affaire Apollonia sur le site de l'ANVI-ASDEVILM : [lien bloqué]

Publié le 12 juin 2012 à 14h29 - #18Asdevilm

[lien bloqué]

Dans le cadre de l'affaire Apollonia, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a rendu ce jeudi 7 juin 2012, cinq arrêts d’une importance particulière car ils concernent des procédures en lien avec une affaire pénale en cours, mettant en cause, notamment, une société par l’intermédiaire de laquelle de nombreux particuliers ont été conduits à contracter des emprunts immobiliers, dans l’espoir, vite déçu, de voir leurs crédits compensés par des avantages fiscaux et des revenus locatifs. Ces actes pouvaient-ils permettre aux banques d’engager des mesures d’exécution forcée contre les biens des emprunteurs, notamment des procédures de saisie immobilière.

La deuxième chambre civile a répondu par la négative à cette question et a jugé que ces actes étaient affectés d’une irrégularité qui leur faisait perdre leur caractère authentique, qui seul permet d’engager des poursuites sans disposer d’une décision judiciaire condamnant le débiteur à rembourser les sommes en cause. En l’état de ces arrêts, les mesures conservatoires ou de saisie immobilière engagées par les établissements de crédit sont nulles et de nouvelles saisies ne pourront être effectuées que sur le fondement d’une décision judiciaire.