Plan de rigueur : les réactions politiques

  • cBanque avec AFP
Jean-Marie Le Guen et Laurent Fabius
Jean-Marie Le Guen (à g.) et Laurent Fabius - CC Parti Socialiste/Flickr

Tour d'horizon des réactions dans la classe politique au nouveau plan de rigueur dévoilé lundi à la mi-journée par le Premier ministre François Fillon.

Yvan Lachaud, chef de file des députés Nouveau Centre, salue « un plan pluriannuel ambitieux pour poursuivre la lutte contre les déficits publics. Les centristes soutiennent pleinement le gouvernement dans ses efforts pour proposer aux Français un plan équilibré entre mesures d'économies nouvelles et recettes nouvelles, en particulier la proposition de relever le taux de TVA de 5,5% à 7% sur les produits finis, à l'exception des produits de première nécessité. Lorsque dans des périodes difficiles des efforts sont nécessaires, ils ne peuvent en effet être compris et acceptés que s'ils sont justes, équitables et proportionnés aux revenus de chacun » (communiqué)

Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP : « ce plan est triplement courageux : d'abord parce qu'il s'inscrit dans la durée à partir de 2012 avec l'objectif de revenir à l'équilibre en 2016. Ensuite parce qu'il prévoit sur cette période une répartition équilibrée entre l'impérieuse nécessité de baisser la dépense publique et la nécessité de revoir les allégements fiscaux sans pour autant pénaliser l'emploi. Enfin parce qu'il répartit équitablement les efforts en fonction des ressources de chacun tout en maintenant les politiques d'aide à l'investissement et à l'innovation en faveur de l'emploi. Chacun comprend bien désormais que pour faire face à la tempête financière qui secoue le monde la France a besoin d'un capitaine qui tient fermement la barre » (communiqué)

Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris : c'est « le retour du Plan Juppé en pire en ce qui concerne la sécurité sociale: ce n'est plus de la rigueur, c'est de l'austérité. François Fillon a décidé, notamment, de faire une nouvelle saignée dans notre système de santé en diminuant l'Ondam (objectif national des dépenses d'assurance-maladie). Avec ces nouvelles mesures, c'est l'accès à des soins de qualité pour les Français qui sera de moins en moins garanti ». « Le Premier ministre continue à considérer les dépenses de santé comme une charge alors qu'elles sont une dépense d'avenir. Les mesures du Plan Fillon 2 sont à la fois injustes et contreproductives puisque c'est la croissance française qui sera sacrifiée » (communiqué).

François Rebsamen, chef de file des sénateurs PS : « Cette improvisation permanente face à une situation des plus graves montre un gouvernement balloté par les événements (...) et qui s'est jusqu'ici contenté de rustines et de mesurettes, prises à la va vite (...). Depuis des mois, le gouvernement a maintenu les niches fiscales, l'allègement de l'ISF, il a refusé de taxer les plus hauts revenus et les profits des grands groupes aggravant inexorablement les déficits. Aujourd'hui, il tente tardivement et partiellement de réparer une partie de ses erreurs, mais ses estimations de croissance, et d'économies sont-elles réalistes, suffisantes et sincères? » (communiqué)

Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche : « Contrairement au discours de François Fillon, l'effort ne sera pas partagé. Les ménages seront les plus touchés ». « 2012 marquera la poursuite des attaques contre les salaires et les protections sociales ». « A côté, les entreprises participeront peu à cette cure d'austérité puisque les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires et les exonérations des heures supplémentaires sont maintenus. La rente, quant à elle, a encore échappé à toute nouvelle mesure de taxation » (communiqué).

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Par la rédaction avec AFP

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