Bâle III: Christian Noyer favorable à des modifications des ratios de liquidité

  • cBanque avec AFP
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France
Christian Noyer - CC OCDE/Flickr

Le gouverneur de la Banque de France s'est dit favorable à des modifications des ratios de liquidité qui doivent être appliqués dans le nouveau cadre réglementaire dit Bâle III à compter de 2015.

Dans le paquet réglementaire Bâle III, le Comité de Bâle, chargé d'élaborer les normes prudentielles internationales, a introduit deux ratios de liquidité, l'un de court terme et l'autre de long terme. Ces ratios visent à protéger les banques contre une crise de liquidité, dont la crise financière a montré qu'elle peut causer la perte d'un établissement en quelques heures, comme ce fut le cas des américaines Bear Stearns ou Lehman Brothers.

Christian Noyer souhaite que la période d'observation qui court de 2011 à 2015 soit mise à profit pour « corriger si nécessaire, et je crois que c'est nécessaire, certains aspects du calibrage des ratios de liquidité et de transformation », a-t-il dit en marge de la présentation du rapport annuel de l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), régulateur des banques et des assurances. « Une réflexion doit s'engager sur la structure de ces ratios pendant la période d'observation afin de faire les ajustements nécessaires », a également dit la secrétaire générale de l'ACP Danièle Nouy dans un entretien publié dans ce rapport.

Pressé de préciser quels pourraient être, selon lui, les aménagements possibles des ratios actuels, Christian Noyer a souligné que dans la liste des actifs éligibles à ces ratios, « il y a une concentration très forte sur les titres d'Etat ». Les créances vis-à-vis d'entreprises ou d'autres établissements financiers se voient, à l'opposé, imposer des décotes très importantes. « Or, nous savons maintenant que les titres d'Etat ne sont pas forcément les actifs les plus sûrs et les plus liquides en toutes circonstances », explique t-il, faisant indirectement référence à la crise de la zone euro et de la dette souveraine.

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Par la rédaction avec AFP

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