Les différents types de graphes pour l’analyse graphique

Un article de Michael Dupuy.

Sur les marchés financiers les investisseurs s’intéressent aux variations journalières des actions cotées, leurs prix varient au fil des minutes tout au long de la séance boursière. Ainsi à Paris, la plage de cotation est de 9h00 à 17h35, au Japon de 02h00 à 08h00, et aux Etats-Unis de 15h30 à 22h00.

Les investisseurs ont un besoin de visualiser les mouvements d’une action, tout comme ceux d’un indice boursier, c’est la raison pour laquelle on représente graphiquement ces variations journalières.

Il existe plusieurs types de graphiques, nous allons donc nous intéresser aux trois plus connus parmi la communauté des investisseurs. La plupart du temps ces représentations graphiques sont utilisées sur des tracés en journalier mais peuvent également servir pour des échelles de temps différentes allant de la simple minute au mois.

Le graphique en ligne

Représentation graphique la plus simple parmi toute, elle fut longtemps la plus utilisée par les analystes. Son principe consiste à prendre l’ensemble des cours de clôture d’une action par exemple, ou de tout autre produit coté, et de les relier entre eux. Nous obtenons au final une courbe lisse d’où son appellation “en ligne”.

Le graphique en barre

Les analystes chartistes prêtent en général une grande attention à ce type de tracé. Son allure reste la même que celle du graphique en ligne mais avec l’apparition d’informations supplémentaires. Trois autres données sont ajoutées en plus du cours de clôture, il s’agit du cours d’ouverture, du plus haut et du plus bas de la séance.

Pour chaque séance enregistrée correspond une barre horizontale avec un tiret de chaque côté. Le tiret de gauche indique le cours d’ouverture et celui de droite le cours de fermeture. Les deux extrémités de la barre indiquent le plus haut et le plus bas.

La représentation graphique en barre reste tout de même difficile d’approche pour une personne non initiée et compliquée à interpréter.

Le graphique en chandelier japonais

Il s’agit là du type de tracé le plus ancien et le plus apprécié de tous les analystes. Il fut autrefois utilisé dans un premier temps au Japon, durant le XVIe siècle pour l’analyse de la récolte du riz.

Son fonctionnement est le même que celui du graphique en barre, avec la présence du cours d’ouverture et de fermeture, le plus haut et le plus bas de la séance mais on peut également se rendre rapidement compte si la séance est haussière ou baissière.

Nous ne sommes plus en présence de barre horizontale mais de “bougie”, appelée aussi chandelier. Il s’agit d’un corps dont la couleur sera blanche ou vide lorsque le cours d’ouverture est inférieur au cours de fermeture ; il sera noir ou plein lorsque l’ouverture est supérieure à la fermeture.

Au fil des années des techniques se sont développées autour de la formation des bougies. Suivant la configuration de ces dernières, des structures sont identifiées pouvant décrire des phases de retournement haussières ou baissières mais il s’agit là d’un prochain point pédagogique.

Source : Michael Dupuy