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Les fonds à formule regroupent plusieurs catégories d’OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières). Ils ont en commun :
Ces fonds à formule, également désignés sous les termes de « fonds à promesse » ou « fonds structuré », sont donc des produits hybrides, constitués de deux composantes :
Cette alliance entre garantie du capital et promesse de performance rend les fonds à formules accessibles aux investisseurs les moins expérimentés et explique leur succès.
D’un point de vue technique, les fonds à formule prennent la forme d’un Fonds commun de placement (FCP), les Sicav (Société d’investissement à capital variable) étant peu adaptées à ce type d’opérations.
La souscription se fait par achat de parts à prix fixe auprès de l’établissement promoteur, banque ou assurance. La période de souscription est courte et le montant minimum de souscription est précisé par l’offre. Les parts doivent être détenues sur un compte titre, un PEA, une assurance-vie, ou même un plan épargne retraite.
Un fonds à formule a une durée de vie déterminée (généralement entre 2 à 10 ans) et génère des frais :
Le souscripteur peut, à tout moment, décider de sortir du FCP à formule pour récupérer son investissement. Ce rachat anticipé, outre les frais, provoque la perte de la garantie, celle-ci n’étant le plus souvent assurée qu’à l’échéance.
Il existe trois catégories de fonds à formule, en fonction de la garantie apportée :
L’investisseur est certain de récupérer, à l’échéance de la formule, la totalité du montant, net de frais, de son investissement initial. Le fonds à capital garanti privilégie la sécurisation du capital aux dépens de la performance. Exemple de formule : un fonds d’une durée de 8 ans, avec garantie en capital, offrant la performance du CAC 40 plafonnée à 75% (soit un rendement annualisé compris entre 0% et 7,25%)
Une partie seulement de l’investissement est garanti. En cas de hausse des indices, le fonds offre des perspectives de rendement supérieures. En cas de baisse par contre, les pertes seront limitées, mais pas totalement évitées. Exemple de formule : un fonds de 4 ans bénéficie de 125% de la performance moyenne semestrielle de l’indice Euro Stoxx 50, avec un capital investi protégé à hauteur de 95% (l’investisseur est exposé à une perte de 5% de son capital net investi)
Ces fonds n’obligent à aucune forme de couverture. Ils promettent par contre une performance minimale, même en cas de baisse des indices. Exemple de formule : FCP investi sur les actions de la zone Euro avec une protection à 85% de la valeur liquidative atteinte en fin d'année précédente.
En complément, le fonds peut inclure des techniques de gestion présentant :
Le fonds à formule nécessitera le plus souvent, de la part du gestionnaire du fonds, une gestion active des capitaux afin de tenir la « promesse ». Il devra alors répartir et arbitrer régulièrement les investissements entre des actifs non-risqués (monétaires, obligataires…) pour garantir le capital et des actifs à risques (actions, dérivés…) à la recherche de performance.
Toutefois, à titre privé, la même garantie peut être obtenue sans recourir aux FCP à formule, par un investissement judicieux respectant le principe de répartition.
Les fonds à formule « clé en main » proposés par les établissements financiers ne nécessitent pas d’intervention de l’investisseur pour fonctionner (le gestionnaire du fonds s'en charge), les niveaux de performance et de garantie étant définis à l’ouverture.
La performance financière des fonds à formule dépend d’une formule de calcul appliquée à l’évolution d’indices (CAC 40, Euro Stoxx 50…) ou d'un panier de valeurs boursières au cours d’une période de placement donnée.
Ces fonds sont par essence très sensibles aux évolutions des indices boursiers. Les gains seront ainsi très différents selon que ces indices évoluent de manière linéaire ou en dents de scie, le mode de calcul retenant généralement la moyenne des variations et non la différence entre la valeur liquidative initiale et la valeur liquidative finale.
Pour éviter des désillusions, il est donc indispensable d’avoir une bonne compréhension du mécanisme du fonds à formule convoité avant de souscrire.
Lors de la souscription, le conseiller devra remettre à son client un prospectus simplifié visé par l’AMF précisant la nature des indices sur lesquels le fonds est investi, et s’agissant de la performance, le pourcentage de la participation, le mode de calcul, des simulations avec scénarios favorables, défavorables et neutres.
L’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) impose, par ailleurs, aux établissements promoteurs de démontrer la compétence des investisseurs particuliers dans le domaine des instruments financiers, en application de la directive MIF de 2007. De son côté, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a émis des réserves sur la commercialisation à grande échelle de ces produits complexes.
Les fonds à formule détenus sur un PEA, une assurance-vie ou un compte titre suivent la fiscalité spécifique de leur support. La fiscalité dépend de leur nature : revenus mobiliers (coupons d’action ou d’obligations, voir la fiscalité des revenus mobiliers) ou plus-values mobilières au moment des cessions (voir la fiscalité des plus-values mobilières).
Dans les actualités, voir l’affaire Doubl’ô.
© cbanque.com / Laurent Mordrelle - VM - FV - juin 2011 / Droits réservés.