Placements : 5 raisons d'ouvrir une assurance-vie

Une tirelire et un contrat
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Pourquoi ouvrir un contrat d’assurance-vie ? Pour profiter d’un rendement élevé ? Pour profiter de l’enveloppe fiscale avantageuse ? Interrogés par Ipsos à la demande de la fédération des assureurs, les souscripteurs répondent plutôt épargne-retraite, transmission de patrimoine, épargne-projet et épargne de précaution.

« Un véritable couteau suisse de l’épargne longue » : voilà comment Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance (FFA) présente l’assurance-vie en commentant les résultats du sondage que la FFA a commandé à Ipsos sur le produit brassant la plus imposante masse d’épargne en France. Bernard Spitz reprend ainsi l’habituel qualificatif de l’assurance-vie, surnommé « couteau suisse » de l’épargne parce qu'il permet de composer avec plusieurs objectifs : succession, rendement, sécurité, etc. L’étude Ipsos-FFA (1) permet ainsi d’établir une hiérarchie des objectifs des Français lorsqu’ils souscrivent une assurance-vie.

1 – Pour préparer la retraite

Dans le panel Ipsos, 53% des sondés disposent d’un ou plusieurs contrats d’assurance-vie. Parmi ces détenteurs, lorsque le sondeur leur demande la raison première de leur souscription, la préparation à la retraite emporte 23% des suffrages, se démarquant ainsi assez nettement en motif n°1. Ce résultat n’a rien d’une surprise. Malgré l’existence de produits dédiés à l’épargne-retraite (Perp, contrat Madelin, Perco, etc.), l’assurance-vie est régulièrement citée comme premier support de préparation à la retraite dans les études d’opinion. Ainsi, en février dernier, le Cercle des épargnants a lui aussi sollicité l’institut Ipsos pour interroger les Français sur le « meilleur produit d’épargne retraite ». Résultat : l’assurance-vie à 35% devant le Livret A à 7%, le PEA ou le Perp à 4%. Seul l’immobilier paraît en mesure de concurrencer l’assurance-vie dans l'esprit des Français.

Lire aussi : L’épargne retraite des Français placée à 46% en assurance-vie

2 – Pour transmettre un patrimoine

Motif n°2 pour souscrire une assurance-vie (19%) : « transmettre [son] patrimoine dans de bonnes conditions » selon l’enquête Ipsos-FFA. Ces sondés visent ainsi en priorité l’abattement de 152.500 euros par bénéficiaire en cas de décès de l’assuré. Un objectif qui colle au sens propre du produit « assurance vie ».

Lire aussi : Que faire de son assurance-vie à l’approche de ses 70 ans ?

3 – Pour anticiper une perte d’autonomie

16% des détenteurs de contrats interrogés par Ipsos ouvrent une assurance-vie en premier lieu « pour faire face en cas de perte d’autonomie (dépendance) d’un parent ou de [soi-même] ». De nombreux assureurs proposent en effet une option ou garantie dépendance, qui permet de se voir verser une rente viagère en cas de perte d’autonomie, suivant les conditions prévues dans le contrat. Dans cette optique, l’assurance-vie devient un produit concurrençant les assurances spécifiques.

Lire aussi : Quel placement les Français privilégient-ils pour anticiper la dépendance ?

4 – Pour faire face aux imprévus

Les souscripteurs sont conscients que ce « couteau suisse » ne sert pas qu’à se constituer un revenu complémentaire à la retraite, ou à transmettre son patrimoine au moment de son décès. L’assurance-vie peut faire l’objet d’un retrait (ou « rachat ») partiel ou total, même avant la maturité fiscale du produit, aux 8 ans de détention. Le Livret A, notamment, étant plus adapté à l’épargne de précaution, le fait de « faire face aux imprévus » est rarement cité en raison première d’ouvrir un contrat (15%). En revanche, 57% des sondés citent ce motif lorsqu’ils peuvent cocher plusieurs réponses.

Lire l’article sur le cliché de l’assurance-vie bloquée 8 ans

5 – Pour préparer l’avenir de ses enfants

Cinquième corde à l’arc du « couteau suisse de l’épargne », selon ce sondage commandé par la FFA : « Pouvoir aider vos proches dans l’avenir (financer les études de vos enfants, etc.) ». Bref : une épargne-projet, citée par 12% des sondés en premier choix. Cette réponse se rapproche en outre du sixième motif (6%), celui de se constituer un apport pour un achat immobilier. Là encore, les assureurs se saisissent de l’hétérogénéité des objectifs des souscripteurs en créant des options dédiées. De nombreux contrats à gestion profilée ou pilotée permettent de fixer un montant à atteindre à un horizon particulier, avec une prise de risque élevée à la souscription et plus modérée à l’approche de l’échéance. Et la plupart des banques proposent des assurances-vie dédiées aux enfants, avec toutefois des modes de fonctionnement différents d’un établissement à un autre.

Lire à ce propos : Que vaut l’assurance-vie pour enfants ?

Qui sont les détenteurs de contrats ?

Un peu plus d’un sondé sur deux (53%) détient un contrat d’assurance-vie, ou plusieurs pour environ un détenteur sur deux. Le taux de détention grandit avec l’âge : 48% pour les moins de 35 ans mais 62% pour les 60 ans et plus. Il grimpe aussi dans les catégories socio-professionnelles supérieures : 61% parmi les cadres selon ce sondage, contre 44% parmi les ouvriers.

Lire aussi : Les pièges à éviter avant de choisir son assurance-vie

(1) Sondage réalisé auprès de 1.009 personnes majeures, du 17 au 24 février 2017, par internet, et publié le 30 mars 2017.

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© cbanque.com / BL / Avril 2017

Commentaires

Publié le 14 avril 2017 à 13h27 - #1clara1949
  • Femme
  • Basse-Normandie
  • 68 ans

pour ma part, j'ai mis fin à mon contrat d'assurance vie en raison des menaces qui pèsent sur la difficulté de retirer mon épargne. J'ai été encouragée à le faire suite aux allégations d'une invitée de C dans l'air qui disait qu'elle s'était débarrassée de son assurance vie.
Si nous vivions dans un monde "normal" et une politique sereine, j'aurais bien sûr laissé mon épargne mais comme nous sommes dans une république bananière, mieux vaut prendre ses précautions. J'attends les élections et suivant le candidat élu, je verrai à en rouvrir un.

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Publié le 14 avril 2017 à 19h59 - #2IKNOU
  • Homme
  • 51 ans

Clara qui sur le plateau de C dans l'air a dit (bye l'Assurance vie) ? Car moi je voudrais bien trouver Philippe DESSERTINE là ou à la LCI chez CALVI, il sait que je combat pour le transfert dans cet épargne depuis cette crise 2008 (2 Présidents). Cherchez aussi sur le site de Benoit LETY Cbanque à partir de l'Assureur ALLIANZ, où un collègue de Benoit a mis un reportage très intéressant sur leur mentalité chez ALLIANZ (où je suis depuis 1997). Ce reportage a pointé nous les épargnants comme des ânes en Europe sur 10 Pays , mais avec un contrat sans fond EURO (le Nov'actifs que 5 UC dont une négative ALLIANZ Prudence indice EONIA) que Jacques RICHIER le Pdg nous montre comment il ne se fait pas spolier ! Je l'ai fait mettre dans les mains d'un CGPC ALLIANZ et un de ses collègues n'arrivent pas à le gérer aussi. Sinon je pense que tu aurais du attendre qui va être élu avant de clôturer, car l'Assurance vie gardera toujours sa belle image (SAPIN l'ami perso de Bernard SPITZ a descendu l'image du PEL à 1%), l'Avie va se dégrader naturellement avec la chute des fond EURO ? Donc l'envoi des épargnants à la Bourse et il va y avoir de la casse pour les petits (un peu comme en été 2016 les petits chinois ont mangé le sol, et fait plongé les Marchés Financiers après les Grecques)

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Publié le 16 avril 2017 à 15h40 - #3clara1949
  • Femme
  • Basse-Normandie
  • 68 ans

Je ne me souviens pas de cette dame que je n'ai jamais revue depuis à C dans l'Air que je regarde de moins en moins car ce sont toujours les mêmes invités toujours orientés PS, Ras le bol. Je n'ai pas tout compris de votre message. Cela dit, j'ai bcp apprécié de toucher une partie d'une assurance vie venant de mes parents car cela ne rentre pas dans la succession. C'est sans souci même si cela ne rapporte pas bcp, ce qui m'énerve ce sont ces CSG et CRDS qui rognent considérablement un rapport déjà bien faible.

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