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Immobilier : le bâtiment devrait perdre 35.000 emplois en 2012 avec la crise

cBanque avec AFP - Publié le mardi 29 novembre 2011 à 12h19

Mots-clés : BTP, Crise, Immobilier.

immeuble en construction
© sculpies - Fotolia.com

Le secteur du bâtiment devrait perdre 35.000 emplois en 2012 en raison de la crise financière et des plans de rigueur, qui ont « fracassé » le mouvement de reprise du secteur en 2011, a affirmé mardi la fédération française du bâtiment FFB.

En 2011, le secteur avait à l'inverse créé 9.000 emplois, après en avoir perdu 20.000 en 2010, intérim compris. « La crise des dettes publiques en zone euro et les politiques de réajustement budgétaire ont fracassé le mouvement de reprise économique qui a porté, et porte encore pour quelques mois, l'embellie quantitative de nos marchés », a déclaré le président de la FFB, Didier Ridoret, lors d'une conférence de presse.

En volume, l'activité devrait baisser en 2012 de 1,9%, après avoir progressé de 1,2% en 2011 (alors que la FFB prévoyait précédemment une hausse de 2,2%), et chuté de 3,8% en 2010, a précisé M. Ridoret. L'activité devrait reculer dans tous les domaines, selon la FFB, avec une baisse de 2,8% dans le logement neuf, de 1% dans le logement non résidentiel neuf, et de 1,7% dans l'amélioration entretien.

« une digue va lâcher »

Alors qu'en 2008 et en 2009 l'emploi du bâtiment avait pu être « préservé », « une digue va lâcher » en 2012 avec un scénario « proche de celui des années 1990, qui va durablement affecter l'appareil de production », a prévenu M. Ridoret. Cette prévision est toutefois entachée « d'incertitudes », a souligné M. Ridoret, en raison de la « dégradation de l'environnement financier », car « nul n'est en mesure de pouvoir dire ce que seront les prochains mois en matière de crédit, tant en termes de prix que de quantité ».

« Les trésoreries sont mises à mal » même si M. Ridoret refuse de parler de « blocage du canal du crédit ». Pour lui, la « principale difficulté » actuellement en matière de financement provient des collectivités territoriales. Une autre incertitude découle de « la récession économique » et des prévisions de croissance, selon la FFB. « Nous sommes en particulier inquiets sur l'évolution des tarifs de nos fournisseurs. Ces derniers nous annoncent d'ores et déjà des hausses pour janvier 2012 que nous serons, comme par le passé, incapables de répercuter dans nos prix », a souligné M. Ridoret.

En 2010, le secteur du bâtiment représentait 123 milliards d'euros de chiffre d'affaires et employait 1,25 million de salariés.

Par la rédaction avec AFP
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