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Paris, 10 novembre 2011 - vendredi 11 novembre 2011 à 10h02
Mots-clés : Banques, Épargne, Fiscalité, Internet, Interview
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Nous avons été plus qu'agréablement surpris par l'accueil des clients français. VTB Bank était un nouvel acteur, peu connu, spécialisé sur un produit également peu connu. Nos ambitions étaient donc mesurées. Mais le succès a dépassé nos attentes (1).
Non, nous n'avons pas pour ambition de devenir une banque universelle. Nous restons un acteur de niche. Nous allons travailler à améliorer notre offre plutôt qu'à la diversifier. Mais une chose est sûre : nous allons prolonger l'expérience.
En terme de rendement, il sera difficile de faire mieux, les taux d'intérêt que nous proposons étant déjà très élevés. Mais nous allons travailler sur la fidélisation de notre clientèle, et sur l'accessibilité de notre offre. Le compte à terme est un produit engageant, qui implique de bloquer son épargne pendant un certain temps. Une piste possible est de rendre notre offre plus flexible de ce point de vue. L'objectif est de rassurer le client, de trouver un juste milieu.
Non. C'est un marché déjà très développé en France, avec des acteurs importants qui ont de gros moyens. Il est plus facile pour nous d'être audible sur un marché plus spécifique. Sur le compte à terme, nous sentons également la concurrence, mais cela reste à notre portée.
Oui, nous avons vu une réaction de la concurrence. Plutôt du côté des banques traditionnelles, d'ailleurs, que des banques en ligne. En France, le compte à terme était un produit mal vendu, un peu poussiéreux. Plus personne n'y croyait vraiment. Nous, nous considérions qu'il n'y avait pas de raison que quelque chose qui marche à l'étranger ne marche pas en France, et nous avons tenté le coup.
Oui, il y a sans doute un effet conjoncturel. Dans l'environnement économique actuel, les banques ont besoin d'améliorer leur ratio de liquidité. Le compte à terme répond bien à ce besoin, puisqu'il permet une certaine stabilité des dépôts. Il s'accorde bien, également, avec le besoin de sécurité des clients. Il y a donc un attrait pour le produit, qui a permis au marché de se réveiller.
Nous touchons le profil habituel de l'épargnant : des personnes dotées d'une forte capacité d'épargne, qui ont fait le tour des produits d'épargne réglementée et ont besoin d'un produit de complément. Des personnes aussi, qui préparent leur retraite, mais qui veulent une certaine liquidité. Le compte à terme leur offre la possibilité de bloquer leur épargne sur des durées plus courtes que l'assurance-vie.
Cela nous impacte, forcément, mais au même titre que nos concurrents. Les gagnants dans l'histoire seront forcément les produits réglementés et défiscalisés. Mais de toute façon, nos clients ont pour la plupart déjà fait le tour de ces produits...
(1) Christophe Mathieu n'a pas souhaité nous communiquer de chiffres.
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© cbanque.com / Vincent Mignot / Novembre 2011