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L'Irlande suggère à la France d'augmenter son impôt sur les sociétés

cBanque avec AFP - Jeudi 7 avril 2011 à 10h41

Mots-clés : Fiscalité, Irlande, Taux.

Une hausse de l'impôt sur les sociétés reviendrait à "nous couper le bras", indique un ministre irlandais dans un entretien publié jeudi par La Tribune, suggérant à la France d'augmenter son propre taux réel d'imposition plutôt que de réclamer une telle hausse à Dublin.

Le taux réel d'imposition sur les sociétés en France « est inférieur à celui de l'Irlande, à 8,2% », assure Lucinda Creighton, ministre irlandaise des Affaires européennes, dans cet entretien. « Peut-être que l'Irlande devrait demander à la France d'augmenter son taux d'imposition réel », suggère-t-elle.

Seulement 8% pour les entreprises du CAC40

Officiellement, le taux d'imposition des grosses sociétés en France est de 33%, contre 12,5% en Irlande, mais de nombreuses entreprises échappent au moins partiellement à cet impôt grâce à des niches fiscales. Selon un récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, les grandes entreprises du CAC 40, officiellement assujetties à ce taux d'IS de 33%, ne seraient en fait taxées qu'à hauteur de 8% en moyenne, contre 22% pour les PME.

Mme Creighton a confirmé le refus de son pays, pourtant pressé par plusieurs pays européens dont la France et l'Allemagne, d'augmenter son impôt sur les sociétés, jugeant qu'un taux peu élevé était vital pour son économie. « Une hausse de ce taux d'imposition reviendrait à nous couper le bras », affirme la ministre irlandaise. Celle-ci en appelle par ailleurs à la solidarité européenne afin d'obtenir une baisse du taux d'intérêt, actuellement de 5,8%, appliqué à l'Irlande en échange d'une aide de 85 milliards d'euros.

L'Irlande a pris ses responsabilités en refusant une restructuration de sa dette. « Nous faisons régler la facture par les contribuables irlandais. C'est une décision courageuse », explique-t-elle. Une restructuration -une solution que refuse la Banque centrale européenne, selon Mme Creighton- entraînerait des pertes pour les détenteurs de titres de dette irlandaise, principalement des banques européennes, dont françaises et allemandes.

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