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Paris, 15 février 2011 (mise à jour) - jeudi 17 mars 2011 à 16h45
Mots-clés : Assureurs, Banques, Résultats, Société Générale
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La Banque Postale a enregistré un résultat net de 651,3 millions d'euros en 2010, soit une hausse record de 10,8% par rapport à l'exercice précédent. A l'occasion de la publication de ces résultats, Philippe Wahl, le président du directoire, s'est félicité de ces résultats "particulièrement solides" à un niveau "qui n'avait jamais été atteint", tirés par un "dynamisme commercial remarquable".
"Nous avons dépassé les 10 millions de clients actifs en 2010 qui était notre objectif, il nous faut à présent réfléchir à dresser la barre plus haut", a-t-il souligné. Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires pour les banques) s'est élevé à 5,215 milliards d'euros, en hausse de 4,2% par rapport à l'exercice précédent.
Avec un bénéfice net de 273 millions d'euros en 2010, le groupe mutualiste, qui regroupe les fédérations Bretagne, Massif Central et Sud-Ouest, a retrouvé ses niveaux d'avant-crise. La baisse du coût du risque a atteint 22%, un niveau moindre que plusieurs des concurrents d'Arkéa. Les revenus (+17%) ont eux progressé deux fois plus vite que les frais de gestion (+8%). Au final, le produit net bancaire de la banque basée à Brest atteint 1,574 milliard d'euros.
En banque de détail, Arkéa a connu une progression de 13,4% de ses encours de crédit, contre 4,0% pour l'ensemble du marché. La marge financière liée à la clientèle est en hausse de 13%, grâce à la croissance de cet encours de crédit et à un effet de taux favorable. L'activité a aussi été portée par l'assurance, avec un portefeuille en hausse de 9%. Au total, assurance et gestion d'actifs ont été ensemble le premier contributeur au résultat du groupe, devant la banque de détail.
La filiale française du groupe britannique a connu une hausse de 15% de son résultat avant impôt, à 628 millions d'euros, porté par la bonne performance de la banque de détail. HSBC récolte ainsi les fruits du plan stratégique lancé en 2008, axé sur la clientèle aisée, dite « premier », et les entreprises. En 2010, le portefeuille de clients « premier » a progressé de 27% et atteint désormais 336.000, pour un total de 792.000 clients particuliers en France. Le segment des entreprises a connu une hausse de 38% du résultat avant impôt. Après avoir financé 5.600 projets pour 2 milliards d'euros en 2009, la banque en a soutenu 7.000, pour un total de 3 milliards en 2010.
Au total, le produit net bancaire est en hausse de 5%, à 2,596 milliards d'euros. L'établissement présente un ratio de fonds propres « durs » (actions et résultats mis en réserve) de 12,1%, bien supérieur à toutes les grandes banques françaises. A tel point que la banque possède même 1,5 milliard d'euros de capital qu'elle n'utilise pas, phénomène rarissime aujourd'hui.
CM5-CIC, qui comprend le CIC et cinq caisses régionales du Crédit Mutuel (Centre Est Europe, Ile-de-France, Sud-Est, Savoie-Mont Blanc et Midi Atlantique), a enregistré en 2010 un bénéfice net de 2,34 milliards d'euros, en hausse de 60,4% sur un an
Le groupe - qui s'appellera CM10-CIC, au lieu de CM5-CIC au prochain exercice, avec l'élargissement à cinq autres caisses régionales du Crédit Mutuel depuis le 1er janvier 2011 - a dégagé un produit net bancaire de 10,8 milliards d'euros, en hausse de 3,5%. Le coût du risque (crédits impayés) a connu un forte baisse de 38,2% à 1,3 milliard d'euros.
Dans un communiqué, le groupe a insisté sur le fait que la banque de détail constitue le coeur de son métier. Son réseau, France, Allemagne et Espagne, a été augmenté de 73 nouvelles agences en 2010, portant à 4.017 le nombre de points de vente et agences pour 21,5 millions de clients (+411.930). L'encours des crédits alloués, tous secteurs confondus, a progressé de 5,6% (à 186,5 milliards d'euros) grâce notamment à la forte demande dans les secteurs de l'habitat (+8,1%) et des crédit d'investissements (+9,1%). L'encours des dépôts est en hausse de 12,7%, à 127,3 milliards d'euros. Enfin, l'épargne gérée est stable, à 97,1 milliards d'euros.
CASA, l'entité cotée du groupe Crédit Agricole, a enregistré en 2010 un résultat net part du groupe de 1,263 milliard d'euros, en hausse de 12,3% par rapport à 2009. Et ce malgré une perte de 328 millions d'euros au 4e trimestre, liée à la cession d'une partie de sa participation dans la banque italienne Intesa Sanpaolo. Sur l'année, son produit net bancaire atteint 20,129 milliards d'euros, en hausse de 12,2%.
Comme les autres banques, CASA a bénéficié d'un repli du coût du risque (-19,4%), mais aussi d'une bonne dynamique commerciale, notamment dans la banque de proximité en France. La contribution des caisses régionales au bénéfice net atteint 957 millions d'euros, soit une progression de 31,1% par rapport à 2009. CASA annonce ainsi un collecte sur Livret A en hausse de 38,2% et une croissance globale de 5,1% des encours de crédits (375 milliards d'euros au total).
En ce qui concerne LCL, filiale de CASA, l'encours des crédits est en hausse de 7,4% sur 2010, et la collecte de dépôts a progressé de 4,6%.
Pour sa première année de plein exercice (le groupe a été créé en juin 2009), le produit net bancaire de BPCE atteint 23,359 milliards d'euros. Le bénéfice net est lui de 3,6 milliards d'euros. Un chiffre multiplié par 7 en un an qui, selon François Pérol, le président du directoire de groupe, "offre une flexibilité financière et une marge de manoeuvre qui assure l'adaptabilité du groupe face aux nouvelles exigences prudentielles Bâle 3".
En marge de la présentation des résultats, il a également annoncé que le groupe allait, avant la fin du premier trimestre 2011, rembourser l'argent qu'il doit encore à l'Etat, soit un solde de 2,2 milliards d'euros sur les 7,1 milliards d'argent public prêtés pour aider BPCE à surmonter la crise de 2008.
Le métier Banque commerciale et Assurance, qui regroupe notamment les activités des réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne, a enregistré, selon le communiqué, une "activité commerciale soutenue".
Dans les Banques Populaires, le nombre de clients particuliers actifs a progressé de 1,4%. L'encours des crédits aux particuliers est en hausse de 6% (à 80,8 milliards d'euros), celui des crédits aux entreprises de 2%. L'encours d'épargne a lui progressé de 4,4%, à 183,6 milliards.
Le nombre de clients particuliers de la Caisse d'Epargne a progressé de 2,2% (13% pour les entreprises). L'encours des crédits aux particuliers atteint 92,8 milliards (+12%), celui de l'épargne 293 milliards (+2%).
En 2010, BNP Paribas a conforté son statut de champion de l'industrie bancaire française. Son produit net bancaire s'établit à 43,9 milliards d'euros, en hausse de 9,2% par rapport à 2009. Surtout, son bénéfice net bondit de 34,5%, à 7,8 milliards d'euros.
Cité dans un communiqué diffusé par le groupe, Baudoin Prot, le patron de la banque, commentent ces chiffres : "Les résultats de la banque de détail ont fortement rebondi, ceux d'Investment Solutions ont encore progressé et CIB (NDLR: la banque de financement et d'investissement, BFI) a maintenu sa contribution élevée de 2009. Le succès du rapprochement des entités de BNP Paribas Fortis et de BGL BNP Paribas avec celles du Groupe permet de relever d'un tiers les synergies attendues en 2012. (...) Dans sa nouvelle dimension, le groupe pourra tirer parti de la diversité de ses métiers pour s'adapter aux conséquences des évolutions réglementaires sur son environnement ».
En 2010, la banque de détail a contribué à hauteur de 56% aux revenus des pôles opérationnels du groupe. En France, l'encours des crédits accordés par la banque a progressé de 3,6%, avec une pointe à +8,1% pour les crédit immobiliers. Les dépôts ont eux augmenté de 1,9% en moyenne par rapport à 2009.
Comme prévu, la SocGen a enregistré un net rebond de son bénéfice net en 2010, qui atteint 3,917 milliards d'euros, soit près de 7 fois plus qu'en 2009. Conséquence : le dividende versé aux actionnaires de la banque sera de 1,75 euro par action, contre 0,25 centimes en 2009, alors même que le conseil d'administration va décider de ne redistribuer que 35 % de ces bénéfices, afin de renforcer les fonds propres.
Le produit net bancaire du groupe est lui en hausse de 21%, à 26,4 milliards d'euros.
Ce bon résultat s'explique, selon le communiqué de la banque, par la baisse du coût du risque, la maîtrise des coûts et la stabilisation du portefeuille d'actifs illiquides. Les deux principales activités, marché et banque de détail, contribuent à l'identique aux profits du groupe.
En France, l'activité banque de détail du groupe a fait preuve de dynamisme. Les trois enseignes (SocGen, Crédit du Nord et Boursorama) ont conquis 400.000 nouveaux clients (dont 165.000 issus du rachat de la Société marseillaise de crédit par le Crédit du Nord). La production des crédit immobiliers a atteint le niveau record de 19,1 milliards d'euros. L'encours des crédits aux entreprises a progressé de 3,6%. Enfin, la collecte nette des produits d'épargne (dépôts, assurance-vie, OPCVM) a plus que doublé par rapport à 2009, à 4,3 milliards d'euros.
Dès le mardi 8 février, la filiale de courtage et de banque en ligne de la Société Générale avait lancé un avertissement sur résultats. Confirmation une semaine plus tard, avec la publication du bilan 2010 : son résultat net part du groupe chute à 7,6 millions d’euros, contre 48,7 millions l’an passé. L’explication de ce recul réside dans la dépréciation d’actifs liés à sa filiale allemande On Vista, rachetée en 2007.
Hormis cet élément exceptionnel, le résultat net part du groupe de Boursorama se situe en 2010 à 37,4 millions d’euros, en recul de 18% par rapport à 2009. Son produit net bancaire progresse de 2%, à 204,2 millions d’euros.
A elle seule, l’activité bancaire a constitué en 2010 48% du PNB France de Boursorama. Le nombre de nouveaux comptes ouverts au cours de l’année, 60.694, a presque doublé par rapport à 2009. L’encours total géré par la banque en France atteint 2,536 milliards d’euros.
En 2011, Boursorama espère bénéficier du dynamisme du commerce en ligne pour conquérir de nouveaux clients, tout en continuant ses importants investissements marketing, au même niveau qu’en 2010.
Malgré une croissance de son chiffre d'affaires de 1,4% (à 14,7 milliards d'euros), l'assureur français Groupama a été moins profitable en 2010 qu'en 2009. Le bénéfice net du groupe a diminué de 35%, à 398 millions d'euros.
Causes affichées de ce recul, les événements climatiques exceptionnels, notamment la tempête Xynthia, une hausse de la sinistralité courante et un moindre rendements des actifs.
En baisse également, le résultat opérationnel de l'assurance à la personne (174 millions d'euros en 2010 contre 396 millions l'année précédente), imputable selon le groupe à l'incidence de la réforme des retraites et à des frais de fusion et de mutualisation des activités Groupama Gan Vie.
L'assureur français Axa a enregistré en 2010 un bénéfice net de 2,749 milliards d'euros, en baisse de 24% par rapport à 2009. Ce résultat, inférieur aux attentes des analystes, a été affecté par une moins-value de cession de 1,478 milliard liée à la vente à l'assureur britannique Resolution d'une partie des activités vie, épargne et retraite au Royaume-Uni. Hors cet élément exceptionnel, le résultat net est en hausse de 18%.
Tout comme au premier semestre, le résultat opérationnel est en recul de 3%, affecté par l'assurance dommages (-2%) et surtout par la gestion d'actifs (-26%), qui pâtit d'un effet de base fiscal défavorable et d'une provision passée sur la filiale américaine Axa Rosenberg. Le chiffre d'affaires global est en légère hausse de 0,9% à 90,972 milliards d'euros.
Le premier assureur de personnes en France a connu une progression de 4,6% de son bénéfice net en 2010, à 1,050 milliard d'euros, compensant une légère baisse du chiffre d'affaires (-0,8%) par des plus-values. Il s'agit d'un résultat légèrement inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 1,1 milliard d'euros.
Les comptes de CNP ont bénéficié de plus-values nettes sur actions et immobiliers de 106 millions, contre 61 millions de moins-values en 2009. A l'inverse, le résultat a été affecté par le choix du groupe de passer 426 millions d'euros de provisions. Le produit net d'assurance (PNA), qui représente le produit des seules activités d'assurance, est en hausse de 14%. Il est compensé par la faiblesse des revenus de la trésorerie, qui a été placée sur des produits de très court terme.
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© cbanque.com / Vincent Mignot / Source AFP