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Il est risqué de mentir à l'assureur d'un prêt immobilier

PARIS, 15 oct 2010 - vendredi 15 octobre 2010 à 10h57 - 1 commentaire

Mots-clés : Assureurs, Crédit / emprunt, Immobilier, Justice / Juge

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Mentir à son assureur pour obtenir un crédit immobilier, c'est perdre le bénéfice de l'assurance, a jugé la Cour de cassation, en rendant ce contrat d'assurance "nul".

Les réponses fausses trompent l'assureur sur le risque qu'il prend et annulent son engagement, expliquent les juges. Pour ne pas se voir refuser un crédit, le candidat emprunteur avait répondu « non » aux douze questions d'un formulaire d'assureur, relatives à ses antécédents médicaux.

Malgré plusieurs hospitalisations pour une fracture d'une cheville, une blessure à la main et une tentative de suicide, il avait notamment répondu « non » à la question « avez-vous été traité dans un hôpital, une clinique ? »

S'étant trouvé en incapacité de travail, cet emprunteur a réclamé la prise en charge de ses remboursements mais l'assureur, après avoir fait une enquête, a refusé sa garantie. L'assuré a vainement fait valoir qu'au moment de signer, l'employé de banque lui avait conseillé de répondre ainsi pour obtenir son prêt. Mais les juges ont conclu qu'il n'en apportait pas la preuve.

Pour les juges, le client n'avait pas à se faire juge de l'intérêt des questions posées et avait signé en certifiant l'exactitude et la sincérité de ses réponses alors qu'il ne pouvait avoir oublié ses hospitalisations.

(Cass. Civ 2, 7.10.2010, N° 1755).

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Vos commentaires

cimm
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16/10/2010 à 15h02 - #1
Il est naturel que la sanction du mensonge soit la nullité de l'assurance. Tous les banquiers que j'ai pu rencontrer conseillent vivement de remplir avec le plus grand soin le questionnaire d'assurance.
Les commentaires sont clos.