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Paris, 16 septembre 2010 - jeudi 16 septembre 2010 à 10h05
Mots-clés : Assureurs, Banques, Christine Lagarde, Crédit / emprunt, Interview, Loi, texte et décret
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« Pas vraiment. Il s’agit avant tout de la poursuite d’un processus, engagé depuis une quinzaine d’années, pour une meilleure information du consommateur. De ce point de vue, la loi Lagarde vient compléter la mise en place de la fiche d’informations “standardisée“, qui date de juillet 2009. Par ailleurs, la réforme introduit une nouvelle liberté de choix pour l’emprunteur, et donc potentiellement plus de concurrence. De ce point de vue, elle aura donc un impact sur le marché. »
« La “guerre des prix“ a commencé avant la loi Lagarde. Avec la baisse des taux d’intérêts, le poids relatif de l’assurance emprunteur est devenu plus important, jusqu’à 10% du coût global du crédit parfois. Logiquement, les consommateurs y sont plus attentifs. Certains acteurs se sont donc naturellement positionnés sur des produits d’entrée de gamme à bas prix. Dans le même temps, les banques ont toujours la possibilité de refuser une délégation d’assurance si elles prouvent, par écrit, que les garanties apportées sont inférieures à celles proposées par leur contrat groupe. Certaines d’entre elles ont déjà mis en place des comparatifs et proposent des offres compétitives. »
« Aujourd’hui, 85 à 90% du marché de l’assurance emprunteur est détenu par les contrats groupe des banques. Il y a donc une marge importante, et la réforme peut en effet permettre aux assureurs de gagner deux ou trois points, ce qui représenterait déjà une croissance non négligeable. Mais le marché ne va pas basculer du jour au lendemain. La question de l’assurance emprunteur restera secondaire pour les futurs acquéreurs, dont la priorité est de trouver le bien, puis de le financer, le tout dans un délai souvent court. »
« Il y a effectivement une opportunité à saisir. En amont de la loi, nous avons repositionné notre offre d’un point de vue tarifaire, tout en gardant une large palette de garanties, pour éviter d’être “retoqué“ par les banques. Dans un deuxième temps, nous allons essayer de capter, notamment grâce à internet, le nouveau flux de demandes d’informations généré par la réforme, puis de l’orienter vers nos conseillers. Nous envisageons enfin, dans un troisième temps, d’ouvrir de nouveaux partenariats. »
A lire également : notre dossier sur l’assurance emprunteur.
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© cbanque.com / Vincent Mignot / Septembre 2010