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Paris, 2 avril 2010 - vendredi 2 avril 2010 à 10h45
Mots-clés : Consommation, Pouvoir d'achat, Social, Statistiques
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Selon l’institut de statistiques, la moyenne des très hauts revenus a augmenté de façon très importante ces dernières années. Ainsi les salariés les mieux rémunérés du privé, dirigeants ou financiers, ont été payés sept fois plus que la moyenne des salariés à temps complet sur la période 2004/2007 et ont bénéficié de hausses de salaire.
Durant cette même période, le nombre de personnes déclarant gagner plus de 100.000 euros par an a augmenté de 28% et celles déclarant gagner plus de 500.000 euros par an de 70%. Ces personnes à très hauts revenus ne représentent qu'1% de la population, mais perçoivent 5,5% des revenus d’activité, 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus values, levée d’options).
Dans les calculs de l’Insee, une personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle touche un revenu égal ou inférieur à 908 euros. Huit millions de personnes, soit 13,4% de la population, rentre dans cette catégorie.
Le taux de pauvreté pour la période 2004/2007 a connu une « relative stabilité après une longue baisse », selon Jean-Louis Lhéritier, expert de l’Insee. Les plus exposés à la pauvreté sont les familles monoparentales, les chômeurs et les personnes vivant dans un ménage immigré. Les immigrés ont globalement « un niveau de vie d’un tiers inférieur au niveau de vie des personnes vivant dans un autre ménage », a expliqué Jean-Louis Lhéritier à RFI . Selon le rapport de l’Insee, le revenu disponible moyen d’un ménage immigré était de 25.390 euros par an contre 33.270 euros pour les autres ménages.
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