Accueil > Actualité économique

Xynthia : un coût "plausible" de plus d'un milliard d'euros pour les assureurs

PARIS, 3 mars 2010 (mis à jour) - mercredi 3 mars 2010 à 12h21

Mots-clés : Assureurs, Intempéries , Xynthia

La Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a estimé "plausible" l'hypothèse d'un coût de plus d'un milliard d'euros de dégâts causés par la tempête Xynthia, qui a balayé l'ouest de la France et fait au moins 52 morts, avancée mercredi par le quotidien Le Figaro.

"L'estimation officieuse de l'ordre d'un milliard d'euros de dommages est du domaine du plausible", a déclaré à l'AFP Bernard Spitz, président de la FFSA.

D'après Le Figaro, ce chiffre pourrait être revu à la hausse "au fur et à mesure que sera recensé l'ensemble des sinistres", rapporte le quotidien, qui ne cite pas ses sources.

Cette estimation est reprise par Denis Kessler, PDG du réassureur français Scor, dont le métier consiste à assurer les assureurs.

"On estime à l'heure actuelle la totalité des dégâts de la tempête aux alentours d'un milliard d'euros, la moitié pour l'eau, la moitié pour le vent", a-t-il déclaré sur la radio BFM.

Par ailleurs, la Commission européenne a demandé aux autorités françaises de chiffrer les dommages causés par la tempête afin de pouvoir débloquer rapidement des financements du Fonds de solidarité de l'UE.

"Il y a beaucoup de paramètres (crues, grandes marées) qui rendent difficiles un coût global précis", a indiqué M. Spitz, renvoyant à la "fin de la semaine" pour un coût global.

D'après Le Figaro, le coût des dégâts provoqués par Xynthia restera inférieur à celui de la tempête Klaus, évalué par la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) à 1,68 milliard d'euros pour 740.000 sinistres recensés. Klaus avait ravagé le sud-ouest de la France en janvier 2009, privant 1,7 million de foyers d'électricité, contre 1 million à Xynthia.

Le désastre le plus onéreux des vingt dernières années reste toutefois la tempête de 1999, qui avait coûté 7 milliards d'euros de dégâts.

cBanque avec AFP - reproduction interdite