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PARIS, 27 nov 2009 - vendredi 27 novembre 2009 à 15h15
Mots-clés : Crédit / emprunt, Crise, Emploi, Immobilier, Social
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La remontée du chômage et la précarisation croissante des salariés (chômage partiel, progression de l'intérim...) ont entraîné "un recul rapide de la primo-accession", relève l'Association pour la promotion et l'étude du logement des salariés (APELS) dans un communiqué.
Selon elle, après une baisse de plus de 11% en 2008, la primo-accession a reculé de près de 20% en 2009.
Cette chute est la principale cause de la baisse de la construction observée entre 2007 et 2009, a expliqué l'économiste Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Paris X-Nanterre, lors d'une conférence.
La crise économique touche aussi les personnes qui ont déjà acheté un bien et peinent à rembourser leur crédit.
Deux millions de Français seront touchés par le chômage ou ses effets collatéraux à l'horizon 2010, selon M. Mouillart.
Parmi eux, 500.000 personnes, qui ont accédé à la propriété, sont ou vont être touchées par la crise, 150.000 sont en train d'abandonner leur projet et 75.000 vont devoir revendre leur bien à perte, at-il estimé en se basant sur une enquête menée par l'institut CSA.
"C'est une question de grande ampleur et il faut agir vite", a souligné l'économiste.
L'APELS préconise la généralisation de l'assurance perte d'emploi, qui couvre les mensualités d'un crédit immobilier en cas de chômage.
Actuellement, seuls 10,9% des accédants à la propriété ont souscrit une assurance de ce type, selon l'association.
Un amendement devrait être prochainement déposé en ce sens, a déclaré à l'AFP Bernard Loth l'un des fondateurs de l'APELS. Il préconise que cette assurance soit neutre dans le budget des ménages sous la forme d'un crédit d'impôt.
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