Accueil > Actualité économique
PARIS, 23 oct 2009 - vendredi 23 octobre 2009 à 14h33
Mots-clés : Fiscalité, Gouvernement, Loi, texte et décret, UMP
| Follow @cbanque |
A l'occasion de l'interminable débat sur la TP dans le cadre du projet de budget pour 2010, M. Laffineur, vice-président UMP de l'Assemblée, a fait valoir que des chefs d'entreprise "de bonne foi" subissaient des redressements fiscaux demandant des intérêts "parfois deux ou trois ans après" les faits et portant "même sur le non-perçu".
"Il serait plus simple, quand l'administration se trompe sur les évaluations et que le chef d'entreprise est de bonne foi, qu'il n'y ait pas de redressement", a plaidé M. Laffineur.
Son collègue communiste Jean-Pierre Brard a volé à son secours, arguant que les dispositions actuelles "pénalisent de braves gens de bonne foi". Il a cité l'exemple d'un artisan du Val-de-Loire "ruiné par l'administration fiscale" à cause d'une erreur, parce qu'il portait le même nom qu'un autre entrepreneur moins honnête.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a rétorqué que "le fait de rectifier les erreurs, qu'elles soient au détriment ou à l'avantage des entreprises, (était) un devoir de l'administration fiscale".
"Il n'y a pas de raison objective de déroger à ce principe qui s'applique de manière générale, quelle que soit l'origine de l'erreur. Votre proposition risquerait d'impacter les recettes des collectivités", a-t-elle répondu à M. Laffineur, en lui demandant, en vain, de retirer son amendement.
Campant sur ses positions, M. Laffineur a refusé tout net "parce qu'il y a vraiment un problème moral qui est posé".
L'amendement, déjà voté en commission et soutenu par le rapporteur UMP du budget Gilles Carrez, a donc finalement été adopté.
| Follow @cbanque |
cBanque avec AFP - reproduction interdite